Projet de Recherche
Objectif
La conception d'un SMA repose sur une distribution des connaissances et des compétences entre les agents (modèle Agent), le choix d'un modèle de recomposition (modèle d'Interaction) et les règles de mise en oeuvre (modèle d'Organisation). Dans un SMA, la coordination repose sur l'hypothèse que les agents sont capables d'adapter leur comportement à celui des autres agents. Pour atteindre cet objectif, les agents doivent avoir connaissance des autres composants du SMA tels que les agents, les objets ou les messages. Le principe de la coordination fondée sur les propriétés (PbC : Property based Coordination) est de représenter chacun des composants du SMA par ses propriétés et d'organiser leur perception par les agents.Positionnement
Actuellement, les solutions proposées reposent sur une organisation statique des informations, c'est à dire sur une organisation d'informations préenregistrées identifiant les agents du SMA. L'utilisation d'agents médiateurs, pages jaunes ou autre broker, est la solution retenue pour la mise en œuvre du Capability-based Coordination ou plus généralement pour le stockage de l'information retenue pour la mise en relation du besoin de l'émetteur et du besoin récepteur. Si l'identification des agents repose sur l'organisation du SMA alors le support de l'interaction, c'est-à-dire le mécanisme de mise en correspondance des agents reposera sur cette organisation. C'est par exemple le cas du noyau de la plateforme Madkit (modèle AGR) ou Magique (modèle hiérarchique). Nous constatons que chacun de ces choix est un cas particulier de PbC où les propriétés utilisées pour identifier les agents sont regroupées et nécessitent une faible mise à jour. Pour répondre à des besoins d'identification plus dynamique, les systèmes multi-agents ont recours aux diffusions. C'est par exemple, le cas du CNP (Contract Net Protocol) dans lequel l'initiateur diffuse les propriétés sur lesquelles il fondera son choix. Chaque interlocuteur intéressé renseigne les propriétés et retourne le résultat à l'émetteur. Le succès de ce protocole repose en grande partie sur l'implication de l'émetteur et du récepteur dans le processus d'interaction qui débouche sur une relation privilégiée entre les protagonistes.Aller plus loin
Des modèles interactionnels tels que l'écoute flottante peuvent difficilement s'appuyer sur ces différentes solutions. En effet, L'écoute flottante doit permettre à chaque agent d'être proactif aux interactions qu'il perçoit. Cela implique que le récepteur dans le cadre de l'écoute flottante n'est pas nécessairement celui initialement prévu par l'émetteur c'est-à-dire selon les propriétés qu'il a choisies pour l'identification du récepteur. C'est pourquoi les différents travaux sur ce modèle d'interaction ont plutot recours à l'utilisation de diffusions. Dans la communauté des agents réactifs nous retrouvons cette même problématique puisque la stigmergie repose implicitement sur la comparaison des propriétés (comme la position) des agents avec celle des traces laissées dans l'environnement. Pour résumer, que ce soit la position, l'identifiant, la compétence ou une autre propriété, il existe une règle explicite ou implicite autorisant l'interaction.Notre modèle d'interaction appelé EASI (Environment as Active Support of Interaction) repose sur une réification de ces règles (appelés filtres) dans l'environnement du SMA.