Programme

Salle Camargue, AgroParisTech,648 Rue Jean François Breton, 34090 Montpellier

9h00 : Accueil 

9h30 Introduction (tbc) (30’ max.)

10h00 Session 1 : Observer, mesurer et accompagner le changement (a) (3 interventions de 30’ + 15’ de discussion)

10h00 – 10h45 :Jean-Pierre Chanteau, « L’innovation est-elle toujours innovante ? De la rhétorique à la méthode, les défis de la définition et de la mesure ». 

L’innovation (technique, technologique, sociale, organisationnelle…) semble désormais permanente, mais au-delà de l’attrait du terme quelle est sa réalité ? Inversement, peut-on se contenter de dire que tout ceci n’est qu’une rhétorique « faire du neuf avec du vieux » ?Notre contribution présente quelques outils méthodologiques en partant d’une double question : 1° quel(s) critère(s) pour parler de changement structurel ? 2° comment mesurer un tel changement, selon une approche systémique où la performation d’un acte « d’innovation » ne peut être univoque ? Ces propositions ont été testées dans le cas de la mise en œuvre d’une doctrine RSE dans le secteur de la banane-export au Cameroun, dont nous présenterons les résultats.

10h45-11h30 : Lionel Scotto d’Apollonia etDavia Dosias-Perla : « Retour critique et réflexif sur la construction des indicateurs du changement : les effets d’un dispositif participatif dans le cadre de l’élaboration d’un Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) »

Nous proposons un retour d’expérience sur les effets d’un dispositif participatif dans le cadre d’un projet visant à aider et accompagner l’Agglomération Pays de l’Or dans l’élaboration de son Plan Climat Air Energie Territorial (PCAET). Nous questionnerons la pertinence des indicateurs de changement au regard de l’importance des enjeux Air Climat Santé et des difficultés à aborder les échelles de temps pertinentes. Pour cela nous croiserons l’analyse des effets opérés sur : (1) les pratiques et les représentations des différents acteurs ; (2) les institutions à différents niveaux d’échelle ; (3) sur l’efficacité de l’action. En s’appuyant notamment sur les travaux de Mermet et al. (2005) nous proposons de nourrir la réflexion sur certains effets paradoxaux visant à instituer un processus participatif pour remédier à l’inefficacité des plans Climat qui porte en lui les causes du problème qu’il entend résoudre.

11h30 – 12h15 : Gilles Allaires, « Retour d’expérience sur l’accompagnement du changement dans la Tunisie rurale ». 

Présentation de la partie conceptuelle d’une formation destinée aux agents locaux d’animation rurale et cadres régionaux sur l’accompagnement du changement, puis discussion des résultats obtenus au cours de différents exercices proposés durant cette formation. 

12h15 Pause déjeuner (1h30)

13h45 Session 2 : Observer, mesurer et accompagner le changement (b)(3 interventions de 30’ + 15’ de discussion)

13h45-14h30 : Emeline Hassenforder, « L’analyse du changement avec et par les acteurs de terrain : méthodes et retours d’expérience »

Cette intervention relatera deux expériences de suivi-évaluation du changement dans le cadre de démarches de planification participative pour la gestion des ressources naturelles en Ouganda et en Tunisie. Les démarches participatives sont de plus en plus promues comme « porteuses de changement » dans les projets de développement et les politiques publiques. Dans ces deux expériences, l’évaluation des changements potentiellement induits par les démarches participatives a été cadrée et mise en œuvre par des acteurs locaux, accompagnés par des chercheurs. Cette intervention relatera les méthodes utilisées, les résultats obtenus, les difficultés rencontrées, et les questions posées. Dans cette approche, l’évaluation et le design du processus sont considérés comme contribuant conjointement au changement.

14h30-15h15 : Samuel Tronçon, « Théorie des interactions et changement social : éléments d’observation et de formalisation» 

Je présenterai des éléments de réflexion pour contribuer à une théorie « hybride » du changement social. Pour cela, je me baserai sur deux types d’éléments : 

  • des données d’observation issues de terrains dans le champ éducatif, artistique et culturel, 
  • des éléments de formalisation issus de l’informatique théorique.

Mon point de départ est une théorie de l’interaction qui prend pour objet central de la conceptualisation et de la formalisation la notion de processus (travaux de Livet et Tronçon, 2017 notamment). En analysant les objets comme des processus en interaction, on peut définir de nouveaux concepts utilisables dans une théorie descriptive du changement, tout en assurant une cohérence avec les concepts « habituels » appliqués aux objets sociaux.

15h15-16h00 : Gregori Akerman, « changement et réseau social » (titre provisoire)

16h00 Atelier simulation :Planification participative, Nils Ferrand. (1h30)

17h30 Clôture (30’ max.)